Et hop, à la Grande Galerie de l’Évolution !

squelette-oiseau_640 Ce début d’année commence avec une sortie culturelle, suivez le guide.


Mère-fille, copines et graines d’écolo .

Deux mamans + deux filles ?
Direction Paris pour la « Grande Galerie de l’Évolution »

Une petite précision histoire de planter le décor et comprendre « le pourquoi »  de cette sortie. Le projet scolaire de la classe de CP de ma fille (alias Lapin) porte sur la protection des animaux et leur environnement.
La classe a d’ailleurs parrainé une girafe nommé « Joseph » (elles ne peuvent pas toutes s’appeler Sophie !!!) qu’ils iront voir en fin d’année au zoo de Beauval. Lapin vie pleinement ce projet. Pour vous dire, un soir rentrant de l’école elle nous dit « Que pour la culture de l’huile palme on abat des arbres et les animaux n’ont plus de maison ! ». Depuis Nutella n’est plus son ami. Et notre graine d’écolo traque, tout ce qui contient de l’huile de palme pour ne pas le manger. On milite comme on peu à son âge !!! C’est donc le grand retour de la confiture de fraise au petit déjeuner.
Nutella =0, Bonne Maman =1.

« Mais à la Galerie de l’Évolution ils sont mort les z’animaux », me direz-vous ! Soit ! Mais on peut les voir de TRÈS près et bien plus qu’au zoo le plus proche. Le fait qu’ils soient «naturalisés» ne perturbe en rien le plaisir de les voir !!! Même si ceux là non plus, on ne peut ni les toucher, ni leur donner à manger.
Mais, arrêtons là cette digression et retournons au sujet principal « la Grande Galerie de l’Évolution ».

Etape 1: le chemin aller
Nous sommes arrivées à Paris-Austerlitz vers 12 heures après 50 minutes de train. Nous commençons par une halte au mac do près la gare. Il nous faut prendre des forces. S’il y a de l’huile de palme dans leurs royal cheese, lapin et sa camarade de classe s’en inquiéteront plus tard.

Etape 2 : on se rapproche
Nous traversons « Le jardin des plantes », longeons ses divers pavillons, sa grande serre, et la statue de Buffon.
Buffon ? J’avoue que sur l’instant son nom était flou dans mon esprit.
Alors, Geoges-Louis Leclerc comte de Buffon (1707 -1788), était :
Naturaliste, mathématicien, philosophe, biologiste, écrivain, cosmologue et franc-maçon… en somme un slasher de son époque.
Encore quelques mètres et c’est l’entrée de la Grande Galerie. Elle est comme dans mon souvenir. Un énorme squelette de baleine austral nous fait face. Et on se sent bien petit, et encore plus à 6 ans et demi, face à un tel mastodonte… même pas peur !!!.


Les niveaux de l’évolution

La galerie est divisée en niveaux et balcons :  
Au rez-de-chaussée c’est le monde marin. ambiance bleu profond. Wheke calamart géant, rorqual, oiseaux marins et pingouins, crabes, raies et poisons volants…

 

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A l’étage sous la nef magistrale de 30 mètres de haut,  c’est le monde terrestre qui baigne dans une ambiance dorée. Une magnifique caravane d’animaux de la savane africaine impressionne par sa densité et sa diversité et nous invite au voyage (j’ai dit voyage, pas safari !!!). Prédateurs et proies cote à cote. La mise en scène mené par un éléphant est très belle. De part et d’autre on trouve également des représentants de zone saharienne ou encore tropicale. A ce niveau il y a en plus une ambiance sonore (bruit d’animaux, pluie, orage…) la verrière de la nef ressemble à un grand ciel. L’architecture de l’édifice est sublime, je trouve. Ancien et moderne cohabitent assez bien. De ce côté là aussi, l’évolution est bien passée. L’ergonomie du lieu est fluide, fauteuil roulant ou poussette circulent aisément. Avec les 3 ascenseurs, les passages d’étages sont grandement facilités, mais… il ne faut pas être pressé.

Tout au long de cette « grande balade» nous croisons et découvrons une foule d’animaux, insectes, reptiles et végétaux connus ou non, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Il y a peu de choses à lire, parti pris scénographie assumé. On n’est pas assailli de textes interminables. Des tablettes tactiles sont disposées à plusieurs endroit mais elles sont vite prises d’assaut par des petits être de 6 ans qui ne savent pas encore bien lire mais qui cliquent partout de façon frénétique.

Une autre salle présente un bestiaire d’animaux disparus et ceux qui le seront bientôt, si on ne fait rien.
Les spécimens exposés sont très anciens et la salle est assez peu éclairée (dans un soucis de préservation, je suppose). Le bémol est que dans de telles conditions l’appareil photo de mon portable a beau être de bonne qualité, là il atteint ses limites. Il est donc possible et autorisé de faire des photos mais sans flash et sans pied. Cette zone a beaucoup intéressée Lapin & Co parce qu’elles ont pu enfin voir un dodo !!! « On a parlé du dodo à l’école » . C’était un peu le graal !!!

Certaines pièces exposées proviennent de «La ménagerie royal de Versailles» (Louis XV), comme par exemple le rhinocéros  qui est le premier « gros animal » naturalisé. Les collections s’agrandissent également grâce à un moyen plus surprenant… à savoir, des saisies de douane !

Il y a aussi une mini expo « la galerie des enfants ». Mais je ne peux en dire plus, il fallait semble t-il, un autre ticket. Celui que nous avions ne nous permettait pas d’accéder à cette zone. Chose étrange, mais c’est ce que m’a répondu la personne aux portillons de cette zone d’exposition. Qu’importe, après avoir été déçues disons… 3 secondes… et dit un « c’est pas gentil » Lapin & Co avaient déjà filé voir autres choses. Mais je reste très sceptique concernant l’accès à cette zone.

Cependant, au bout de 3 heures, il nous restait encore les balcons à voir.
Nous y avons trouvé une autre mini expo présentant l’histoire de la Galerie, sa création en 1889 par Jules André et relatant les diffèrents chantiers (rénovation et restauration). Pas besoin de ticket pour cette expo !!! La galerie a ré-ouvert en 1994.  
Les balcons quant à eux traitent de sujet plus biologiques et environnementaux (impact de l’homme sur la nature, réchauffement climatique, etc.).

grande-galerie-de-nuit_B Au bout de 4 heures nous quittons la Galerie et ses occupants. Un bref passage à la boutique mais nous ressortons les mains vides. La journée a été dense, mères et filles sommes fatiguées, encore une heure et nous serons à la maison.

Les filles sont excitées comme des puces et gigotent comme des anguilles dans le train retour. Mais ce soir, elles feront des câlins de petits chats et dormiront comme des loirs.

A très vite
Corinne

 

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